Non aux mères porteuses : lire Agacinsky et Raymonds


La philosophe Sylviane Agacinsky fait plutot partie de la tendance "differentialiste" lorsqu'elle traite de sujets féministes, ce qui n'est pas vraiment ma tendance. Mais à propos des mères porteuses, je trouve tout ce qu'elle dit absolument juste.
Sur l'exploitation du corps des femmes liée à la reproduction : lire Janice Raymonds.


http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2370862&rubId=786

15/04/2009 15:16
Sylviane Agacinski : «La gestation pour autrui est un commerce dégradant»


Le dernier livre de la philosophe Sylviane Agacinski, paru le 15 avril (1), est un vibrant réquisitoire contre la gestation pour autrui
ENTRETIEN
Sylviane Agacinski, philosophe
La Croix : Dans votre dernier livre, vous dénoncez la fiction selon laquelle la gestation pour autrui (GPA) serait un acte généreux et désintéressé. Pourquoi, selon vous, les dérives mercantiles sont-elles inévitables ?
Sylviane Agacinski : La marchandisation n’est pas une dérive : elle est au cœur de cette pratique. Les mères porteuses sont des femmes sans emploi, dont la motivation principale est un intérêt financier. Voyez les annonces qui fleurissent sur le Net : sous couvert d’« indemnités » ou de « dédommagement », il s’agit toujours de salarier une femme pour lui faire porter et mettre au monde un enfant à la place d’une autre femme. La gestation pour autrui est ainsi un commerce dégradant. Certaines femmes cherchent, en plus, une gratification, une reconnaissance pour leur sacrifice, mais elles s’exposent à de terribles déconvenues.
La gestation pour autrui, écrivez-vous, ne peut être assimilée aux autres techniques d’assistance à la procréation. Où passe la ligne de fracture ?
La fracture, c’est l’utilisation d’autrui. La fécondation in vitro dite « intraconjugale », par exemple, est une technique d’assistance qui n’engage personne d’autre que les deux membres du couple. Le recours à un don de gamètes est différent, puisqu’il engage autrui, surtout le don d’ovocytes, qui exige une extraction. Avec la GPA, on franchit un autre palier.

La « mère de substitution », comme disent les Américains, sert d’outil vivant. Elle ne vit plus pour elle-même, mais au service d’autrui pendant neuf mois, jour et nuit. La « gestatrice » doit aussi accoucher, avec tous les risques que cela comporte. On entre ici dans une logique de fabrication de l’enfant avec des matériaux biologiques, et l’enfant devient lui-même une marchandise.
C’est pourquoi vous estimez que cette pratique est contraire à la dignité humaine ?
Oui, et il s’agit d’un aspect souvent occulté dans le débat actuel. La dignité désigne la valeur absolue reconnue à tout être humain et à chacun d’entre nous en particulier. Elle implique le respect de l’intégrité physique et morale de la personne. C’est ainsi que, dans notre droit, on ne peut porter atteinte au corps de quelqu’un qu’en cas de nécessité thérapeutique absolue pour lui ou pour autrui : couper une jambe gangrenée, selon l’exemple de Kant, ou donner un rein pour sauver une vie.

Mais la gestation pour autrui ne répond pas à une urgence vitale. Elle porte atteinte à l’intégrité physique de la mère, en engageant profondément sa vie organique et psychique sans nécessité thérapeutique. Elle touche aussi à la dignité de l’enfant, sur la tête de qui un contrat a été passé. Car c’est bien l’enfant qui, in fine, fait l’objet de la transaction.
Que répondez-vous à ceux qui mettent en avant le « désir d’enfant » ?
D’abord, on peut souffrir de ne pas avoir d’enfant, c’est certain, mais il n’y a pas de droit à l’enfant. Ensuite, qu’appelle-t-on désir ? Habituellement, on désire avoir un enfant avec quelqu’un. L’enfant est le don que deux personnes se font l’une à l’autre. Il fait l’objet d’une attente, d’une espérance. L’emploi de femmes comme « gestatrices » et le « baby business » dans certains pays répondent plutôt à une demande d’enfant. Il s’agit d’acquérir un bébé à tout prix.
Finalement, que représente à vos yeux la gestation pour autrui ?
Il s’agit d’une aliénation physique et morale, qui traite la personne en son entier comme un instrument. La vie d’une femme ne peut constituer un traitement de la stérilité. La logique marchande qui préside à la GPA, partout où elle existe, efface les lignes entre les personnes et les choses. Mais un enfant peut-il être échangeable ? Dans la maternité de substitution, il le devient. C’est ainsi que, récemment, une mère porteuse belge a proposé son bébé au plus offrant sur Internet.

Recueilli par Marianne GOMEZ

(1) Corps en miettes, Flammarion, 138 p., 12 €.















Post Scriptum :

Les plaisirs de la maternité :

http://bebe-et-nous.fr/la-naissance/40-les-suites-de-laccouchement/71-la-sante-de-la-mere-post-accouchement.html?showall=1

Les lochies ou tranchéesIl s'agit de pertes de sang consécutives à l'accouchement.

La fatigue Elle est tout à fait normale: après une grossesse qui a déjà tendance à fatiguer le corps (d'autant que souvent, la femme enceinte dort très mal pendant les derniers jours), l'accouchement est une épreuve supplémentaire à franchir...

La cicatrice d'épisiotomie L'épisiotomie est en soi indolore, mais le temps de la cicatrisation, la mère peut ressentir des tensions douloureuses au niveau des fils jusqu'à ce qu'ils se résorbent. .. En cas de réelle douleur, s'asseoir sur une bouée ou sur un traversin placé en rond pour éviter que la cicatrice soit en contact avec le lit ou la chaise.

Les pertes urinaires

Les hémorroïdes

Andreï Sakharov et Elena Bonner



Андре́й Дми́триевич Са́харов, 1921-1989

Елена Георгиевна Боннэр, née le 15 février 1923 à Mary

Citations de Sakharov :
- « Israël a un droit incontestable à exister ».
- «Israël a le droit d'exister dans des frontières sûres ».
- « Toutes les guerres menées par Israël ont été justes et lui ont été imposées par l'irresponsabilité des dirigeants arabes ».
- « Avec tout l'argent qui a été investi dans le problème des Palestiniens, il aurait été possible, depuis bien longtemps, de les réinstaller dans des pays arabes, en leur procurant de bonnes conditions de vie ».

Discours de Bonner à Oslo en mai 2009 :

Il y a maintenant un nouveau slogan à la mode (en fait, il est ancien) : « Deux états pour deux peuples ». .... Le Quartet (comprenant les États-Unis, les Nations unies, l'Union Européenne et la Russie) et les Pays arabes, les leaders palestiniens (du Hamas et du Fatah) ont accru leurs exigences concernant Israël. Je parlerai d'une seule d’entre elles : qu'Israël accepte le retour des réfugiés palestiniens.

Selon la définition officielle des Nations unies, sont considérés comme réfugiés ceux qui ont fui la violence et les guerres, mais pas leurs descendants qui sont nés dans un autre pays.
A une époque, les réfugiés palestiniens et les réfugiés juifs des pays arabes représentaient un nombre à peu près égal, environ 700 à 800 000 individus.
L’Etat d’Israël, qui venait d’être créé, a absorbé environ 600 000 de ces juifs. Ils furent officiellement reconnus comme réfugiés par la résolution 242 des Nations Unies, mais n’eurent droit à aucune assistance de l’ONU.
Les Palestiniens, au contraire, sont considérés comme des réfugiés non seulement à la première génération, mais à la deuxième, la troisième, et même, maintenant, à la quatrième génération. Selon le rapport des travaux de l'organisme d'aide humanitaire de l'ONU, le nombre de réfugiés palestiniens enregistrés est passé de 914 000 en 1950, à plus de 4,6 millions en 2008, et il continue d'augmenter en raison de la croissance démographique naturelle. Toutes ces personnes ont les droits des réfugiés palestiniens et celui de recevoir de l'aide humanitaire.

La totalité de la population d'Israël compte 7,5 millions d'habitants, parmi lesquels il y a deux millions et demi d'Arabes qui se nomment eux-mêmes Palestiniens. Imaginez alors [ce qui se passerait en] Israël, si 5 millions d'Arabes de plus s'y engouffraient. Le nombre des Arabes dépasserait considérablement celui de la population juive.

Ainsi, créé à côté d’Israël, et il y aurait un État palestinien "nettoyé" de Juifs, parce qu'en plus de la demande du retour des réfugiés palestiniens en Israël, il y a aussi la demande que l'on "nettoie" la Judée et Samarie de [leurs] Juifs et qu'on la rende aux Palestiniens, tandis qu’à Gaza, aujourd'hui, il n'y a plus désormais un seul juif.

Le résultat est à la fois étrange et terrifiant, parce qu'Israël sera véritablement détruit. (...) la formule, « deux Etats pour deux peuples », c’est la création d'un État, ethniquement nettoyé de juifs et d'un deuxième Etat, candidat potentiel au même nettoyage.
Une Terre Sainte Judenfrei - le rêve d'Adolphe Hitler ! - se réalise enfin.
Alors - que ceux qui sont encore capables de réfléchir le fassent -, quelle est la partie qui porte en elle les germes du fascisme, aujourd'hui ?

Elena Bonner Jerusalem Post, 24 mai 2009
Adaptation française D.E. Guez sur le site www.upjf.org

Stéphane Audran parle de l'avortement

video




Le "Manifeste des 343 " paru dans le Nouvel Observateur n°334 du 5 avril 1971.

Un million de femmes se font avorter chaque année en France.
Elles le font dans des conditions dangereuses en raison de la clandestinité à laquelle elles sont condamnées, alors que cette opération, pratiquée sous contrôle médical, est des plus simples.
On fait le silence sur ces millions de femmes.
Je déclare que je suis l’une d’elles. Je déclare avoir avorté.
De même que nous réclamons le libre accès aux moyens anticonceptionnels, nous réclamons l’avortement libre.

Avortement
Mot qui semble exprimer et limiter une fois pour toutes le combat féministe. Être féministe, c’est lutter pour l’avortement libre et gratuit.
Avortement
C’est une affaire de bonnes femmes, quelque chose comme la cuisine, les langes, quelque chose de sale. Lutter pour obtenir l’avortement libre et gratuit, cela a l’air dérisoire ou mesquin. Toujours cette odeur d’hôpital ou de nourriture, ou de caca derrière les femmes.
La complexité des émotions liées à la lutte pour l’avortement indique avec précision notre difficulté d’être, le mal que nous avons à nous persuader que cela vaut le coup de se battre pour nous.
Il va de soi que nous n’avons pas comme les autres êtres humains le droit de disposer de notre corps. Pourtant notre ventre nous appartient.
L’avortement libre et gratuit n’est pas le but ultime de la lutte des femmes. Au contraire il ne correspond qu’à l’exigence la plus élémentaire, ce sans quoi le combat politique ne peut même pas commencer. Il est de nécessité vitale que les femmes récupèrent et réintègrent leur corps. Elles sont celles de qui la condition est unique dans l’histoire : les êtres humains qui, dans les sociétés modernes, n’ont pas la libre disposition de leur corps. Jusqu’à présent, seuls les esclaves ont connu cette condition.
Le scandale persiste. Chaque année 1 500 000 femmes vivent dans la honte et le désespoir. 5 000 d’entre nous meurent. Mais l’ordre moral n’en est pas bousculé. On voudrait crier.
L’avortement libre et gratuit c’est :
cesser immédiatement d’avoir honte de son corps, être libre et fière dans son corps comme tous ceux qui jusqu’ici en ont eu le plein emploi ;
ne plus avoir honte d’être une femme.
Un ego qui fout le camp en petits morceaux, c’est ce qu’éprouvent toutes les femmes qui doivent pratiquer un avortement clandestin ;
être soi à tout moment, ne plus avoir cette crainte ignoble d’être “ prise ”, prise au piège, d’être double et impuissante avec une espèce de tumeur dans le ventre ;
un combat enthousiasmant, dans la mesure où, si je le gagne, je commence seulement à m’appartenir en propre et non plus à l’Etat, à une famille, à un enfant dont je ne veux pas ;
une étape pour parvenir au contrôle complet de la production des enfants. Les femmes comme tous les : autres producteurs ont de fait le droit absolu au contrôle de toutes leurs productions. Ce contrôle implique un changement radical des structures mentales des femmes et un changement non moins radical des structures de la société.
1. Je ferai un enfant si j’en ai envie, nulle pression morale, nulle institution, nul impératif économique ne peut m’y contraindre. Cela est mon pouvoir politique. Comme tout producteur, je peux, en attendant mieux, faire pression sur la société à travers ma production (grève d’enfants).
2. Je ferai un enfant si j’en ai envie et si la société dans laquelle je le fais naître est convenable pour moi, si elle ne fait pas de moi l’esclave de cet enfant, sa nourrice, sa bonne, sa tête de Turc.
3. Je ferai un enfant si j’en ai envie, si la société est convenable pour moi et convenable pour lui, j’en suis responsable, pas de risques de guerres, pas de travail assujetti aux cadences.

Non à la liberté surveillée
La bataille qui s’est engagée autour de l’avortement se passe au-dessus de la tête des principales intéressées, les femmes. La question de savoir si la loi doit être libéralisée, la question de savoir quels sont les cas où l’on peut se permettre l’avortement, en bref la question de l’avortement thérapeutique ne nous intéresse pas parce qu’elle ne nous concerne pas.
L’avortement thérapeutique exige de “ bonnes ” raisons pour avoir la “ permission ” d’avorter. En clair cela signifie que nous devons mériter de ne pas avoir d’enfants. Que la décision d’en avoir ou pas ne nous appartient pas plus qu’avant.
Le principe reste qu’il est légitime de forcer les femmes à avoir des enfants.
Une modification de la loi, en permettant des exceptions à ce principe, ne ferait que le renforcer. La plus libérale des lois réglementerait encore l’usage de notre corps. L’usage de notre corps n’a pas à être réglementé. Nous ne voulons pas des tolérances, des bribes de ce que les autres humains ont de naissance : la liberté d’user de leur corps comme ils l’entendent. Nous nous opposons autant à la loi Peyret ou au projet A.N.E.A. qu’à la loi actuelle comme nous nous opposerons à toute loi qui prétendra régler d’une façon quelconque notre corps. Nous ne voulons pas une meilleure loi, nous voulons sa suppression pure et simple. Nous ne demandons pas la charité, nous voulons la justice. Nous sommes 27 000 000 rien qu’ici. 27 000 000 de “ citoyennes ” traitées comme du bétail.
Aux fascistes de tout poil — qu’ils s’avouent comme tels et nous matraquent ou qu’ils s’appellent catholiques, intégristes, démographes, médecins, experts, juristes, “ hommes responsables ”, Debré, Peyret, Lejeune, Pompidou, Chauchard, le pape — nous disons que nous les avons démasqués.
Que nous les appelons les assassins du peuple. Que nous leur interdisons d’employer le terme “ respect de la vie ” qui est une obscénité dans leur bouche. Que nous sommes 27 000 000. Que nous lutterons jusqu’au bout parce que nous ne voulons rien de plus que notre dû : la libre disposition de notre corps.

Les dix commandements de l’Etat bourgeois
Fœtus plutôt qu’être humain choisiras quand cet être humain est femelle.
Femme point n’avortera tant que Debré réclamera 100 millions de Français.
100 millions de Français tu auras, tant que ça ne te coûte rien.
Particulièrement sévère seras avec femelles pauvres ne pouvant aller en Angleterre.
Ainsi volant de chômage tu auras pour faire plaisir à tes capitalistes.
Très moraliste tu seras, car Dieu sait ce que “ nos ” femmes feraient si libres.
Fœtus tu préserveras, car plus intéressant de les tuer à 18 ans, âge de la conscription.

Grand besoin tu en auras car politique impérialiste tu poursuivras.
Toi-même contraception utiliseras, pour envoyer rares enfants à Polytechnique ou l’E.N.A. parce qu’appartement 10 pièces seulement.
Quant aux autres, pilule dénigreras, car il ne manquerait plus que ça.


Signatures :

J. Abba-Sidick
Janita Abdalleh
Monique Anfredon
Catherine Arditi
Maryse Arditi
Hélène Argellies
Françoise Arnoul
Florence Asie
Isabelle Atlan
Brigitte Auber
Stéphane Audran
Colette Audry
Tina Aumont
L. Azan
Jacqueline Azim
Micheline Baby
Geneviève Bachelier
Cécile Ballif
Néna Baratier
D. Bard
E. Bardis
Anna de Bascher
C. Batini
Chantal Baulier
Hélène de Beauvoir
Simone de Beauvoir
Colette Bec
M.

Bediou
Michèle Bedos
Anne Bellec
Lolleh Bellon
Edith Benoist
Anita Benoit
Aude Bergier
Dominique Bernabe
Jocelyne Bernard
Catherine Bernheim
Nicole Bernheim
Tania Bescomd
Jeannine Beylot
Monique Bigot
Fabienne Biguet
Nicole Bize
Nicole de Boisanger
Valérie Boisgel
Y. Boissaire
Silvina Boissonnade
Martine Bonzon
Françoise Borel
Ginette Bossavit
Olga Bost
Anne-Marie Bouge
Pierrette Bourdin
Monique Bourroux
Bénédicte Boysson-Bardies
M. Braconnier-Leclerc
M. Braun
Andrée Brumeaux
Dominique Brumeaux
Marie-Françoise.Brumeaux
Jacqueline Busset
Françoise De Camas
Anne Camus
Ginette Cano
Ketty Cenel
Jacqueline Chambord
Josiane Chanel
Danièle Chinsky
Claudine Chonez
Martine Chosson
Catherine Claude
M.-Louise, Clave
Françoise Clavel
Iris Clert
Geneviève Cluny
Annie Cohen
Florence Collin
Anne Cordonnier
Anne Cornaly
Chantal Cornier
J.
Corvisier
Michèle Cristofari
Lydia Cruse
Christiane Dancourt
Hélène Darakis
Françoise Dardy
Anne-Marie Daumont
Anne Dauzon
Martine Dayen
Catherine Dechezelle
Marie Dedieu
Lise Deharme
Claire Delpech
Christine Delphy
Catherine Deneuve
Dominique Desanti
Geneviève Deschamps
Claire Deshayes
Nicole Despiney
Catherine Deudon
Sylvie Dlarte
Christine Diaz
Arlette Donati
Gilberte Doppler
Danièle Drevet
Evelyne Droux
Dominique Dubois
Muguette Dubois
Dolorès Dubrana
C. Dufour
Elyane Dugny
Simone Dumont
Christiane Duparc
Pierrette Duperray
Annie Dupuis
Marguerite Duras
Françoise d’Eaubonne
Nicole Echard
Isabelle Ehni
Myrtho Elfort
Danièle El-Gharbaoui
Françoise Elie
Arlette Elkaim
Barbara Enu
Jacqueline d’Estree
Françoise Fabian
Anne Fabre-Luce
Annie Fargue
J. Foliot
Brigitte Fontaine
Antoinette Fouque-Grugnardi
Eléonore Friedmann
Françoise Fromentin
J.
Fruhling
Danièle Fulgent
Madeleine Gabula
Yamina Gacon
Luce Garcia-Ville
Monique Garnier
Micha Garrigue
Geneviève Gasseau
Geneviève Gaubert
Claude Genia
Elyane Germain-Horelle
Dora Gerschenfeld
Michèle Girard
F. Gogan
Hélène Gonin
Claude Gorodesky
Marie-Luce Gorse
Deborah Gorvier
Martine Gottlib
Rosine Grange
Rosemonde Gros
Valérie Groussard
Lise Grundman
A. Guerrand-Hermes
Françoise de Gruson
Catherine Guyot
Gisèle Halimi
Herta Hansmann
Noëlle Henry
M. Hery
Nicole Higelin
Dorinne Horst
Raymonde Hubschmid
Y. Imbert
L. Jalin
Catherine Joly
Colette Joly
Yvette Joly
Hemine Karagheuz
Ugne Karvelis
Katia Kaupp
Nenda Kerien
F. Korn
Hélène Kostoff
Marie-Claire Labie
Myriam Laborde
Anne-Marie Lafaurie
Bernadette Lafont
Michèle Lambert
Monique Lange
Maryse Lapergue
Catherine Larnicol
Sophie Larnicol
Monique Lascaux
M.-T. Latreille
Christiane Laurent
Françoise Lavallard
G.
Le Bonniec
Danièle Lebrun
Annie Leclerc
M.-France Le Dantec
Colette Le Digol
Violette Leduc
Martine Leduc-Amel
Françoise Le Forestier
Michèle Leglise-Vian
M. Claude Lejaille
Mireille Lelièvre
Michèle Lemonnier
Françoise Lentin
Joëlle Lequeux
Emmanuelle de Lesseps
Anne Levaillant
Dona Levy
Irène Lhomme
Christine Llinas
Sabine Lods
Marceline Loridan
Edith Loser
Françoise Lugagne
M. Lyleire
Judith Magre
C. Maillard
Michèle Manceaux
Bona de Mandiargues
Michèle Marquais
Anne Martelle
Monique Martens
Jacqueline Martin
Milka Martin
Renée Marzuk
Colette Masbou
Cella Maulin
Liliane Maury
Edith Mayeur
Jeanne Maynial
Odile du Mazaubrun
Marie-Thérèse Mazel
Gaby Memmi
Michèle Meritz
Marie-Claude Mestral
Maryvonne Meuraud
Jolaine Meyer
Pascale Meynier
Charlotte Millau
M. de Miroschodji
Geneviève Mnich
Ariane Mnouchkine
Colette Moreau
Jeanne Moreau
Nellv Moreno
Michèle Moretti
Lydia Morin
Mariane Moulergues
Liane Mozere
Nicole Muchnik
C.
Muffong
Véronique Nahoum
Eliane Navarro
Henriette Nizan
Lila de Nobili
Bulle Ogier
J. Olena
Janine Olivier
Wanda Olivier
Yvette Orengo
Iro Oshier
Gege Pardo
Elisabeth Pargny
Jeanne Pasquier
M. Pelletier
Jacqueline Perez
M. Perez
Nicole Perrottet
Sophie Pianko
Odette Picquet
Marie Pillet
Elisabeth Pimar
Marie-France Pisier
Olga Poliakoff
Danièle Poux
Micheline Presle
Anne-Marie Quazza
Marie-Christine Questerbert
Susy Rambaud
Gisèle Rebillion
Gisèle Reboul
Arlette Reinert
Arlette Repart
Christiane Ribeiro
M. Ribeyrol
Delya Ribes
Marie-Françoise Richard
Suzanne Rigail-Blaise
Marcelle Rigaud
Laurence Rigault
Danièle Rigaut
Danielle Riva
M. Riva
Claude Rivière
Marthe Robert
Christiane Rochefort
J. Rogaldi
Chantal Rogeon
Francine Rolland
Christiane Rorato
Germaine Rossignol
Hélène Rostoff
G. Roth-Bernstein
C.
Rousseau
Françoise Routhier
Danièle Roy
Yvette Rudy
Françoise Sagan
Rachel Salik
Renée Saurel
Marie-Ange Schiltz
Lucie Schmidt
Scania de Schonen
Monique Selim
Liliane Sendyke
Claudine Serre
Colette Sert
Jeanine Sert
Catherine de Seyne
Delphine Seyrig
Sylvie Sfez
Liliane Siegel
Annie Sinturel
Michèle Sirot
Michèle Stemer
Cécile Stern
Alexandra Stewart
Gaby Sylvia
Francine Tabet
Danièle Tardrew
Anana Terramorsi
Arlette Tethany
Joëlle Thevenet
Marie-Christine Theurkauff
Constance Thibaud
Josy Thibaut
Rose Thierry
Suzanne Thivier
Sophie Thomas
Nadine Trintignant
Irène Tunc
Tyc Dumont
Marie-Pia Vallet
Agnès Van-Parys
Agnès Varda
Catherine Varlin
Patricia Varod
Cleuza Vernier
Ursula Vian-Kubler
Louise Villareal
Marina Vlady
A. Wajntal
Jeannine Weil
Anne Wiazemsky
Monique Wittig
Josée Yanne
Catherine Yovanovitch
Annie Zelensky

http://www.humanite.fr/1993-12-14_Articles_-L-echographie-a-revolutionne-l-image-de-l-enfant-a-naitre
le 14 décembre 1993

"L’échographie a révolutionné l’image de l’enfant à naître

IL y a vingt ans, environ 10% des femmes françaises avaient bénéficié d’une échographie au cours de leur grossesse. Dix ans plus tard, en 1981, elles étaient plus de 80%, et aujourd’hui pas loin de 100%. Quand la progression de l’utilisation d’une technique atteint ces proportions, on peut parler de révolution.

On la doit à un Ecossais, Ian Donald, gynécologue-accoucheur de son état. Le premier, il imagina d’appliquer la technologie balbutiante des sonars, fondée sur l’émission des ultra-sons, à l’exploration du corps humain. Il s’agissait d’utiliser la propriété des sons de très haute fréquence de se propager à des vitesses différentes suivant la nature de l’obstacle (tissu ou organe) rencontré sur leur chemin. En 1957, Donald publie ses premiers travaux de diagnostic échographique, démontrant que l’on peut mesurer, grâce à un écho électrique, le diamètre de la tête d’un foetus dans le ventre de sa mère. Ils intéresseront beaucoup les chercheurs et les industriels japonais.
En France, les pionniers de cette technique mettront une bonne dizaine d’années à convaincre leurs collègues gynécologues, pédiatres ou accoucheurs de son intérêt. Il faut dire que jusqu’en 1968, les résultats des examens se résument à des lignes horizontales et des pics sur un écran. On parvient à reconnaître si une masse est solide ou liquide, on commence à savoir repérer le placenta, on peut dire si le coeur bat et à quel rythme, mais pas grand-chose de plus.
Quelques étapes, liées pour l’essentiel au développement de l’informatique, seront encore nécessaires avant de parvenir, à la fin des années quatre-vingt, à l’âge adulte de ces appareils capables de restituer à partir d’un simple capteur indolore posé sur le ventre de la mère des milliers d’images de synthèse en deux dimensions et en couleurs de tel ou tel organe, tissu ou coupe d’organe du foetus. Images mobiles dès lors qu’on utilise « l’effet Doppler » (la propriété des ultrasons de voir leur fréquence modifiée par le mouvement des organes), lequel permet par exemple de matérialiser la vitesse de circulation sanguine, les mouvements et le sens des échanges de fluides et solides entre le placenta et le foetus, etc.
(1) Le Dr Bessis est l’auteur de plusieurs ouvrages dont « Tout sur l’échographie de la grossesse », 1991, éditions Stock-Pernoud. (...)"


Photo d'un foetus de 21 semaines, Samuel Armas, serrant la main du chirurgien, Joseph Bruner, qui l'opère intra-utéro, d'un spina-bifida :

Hymne féministe ou chant des Marais ?

Sur la même musique, le chant des marais, les déportés ont créé une chanson - Die Moosoldaten (Le Chant des Marais) a été écrit en 1934-36 par Rudi Goguel et Herbert Kirmsze dans le camp de concentration de Börgermoor -, puis les féministes cette autre.
"Comparaison n'est pas raison" ...
Comment ne pas sentir un brin de négationnisme quand on voit défiler des féministes, dans un pays qui condamne les violences conjugales et abus sur enfants, sur l'air d'un chant de déportés, en omettant totalement de parler de ce chant là ? ...
Où étaient les féministes quand Klauss Mann ou Churchill criaient dans le vide contre Mein Kampf ?


DIE MOORSOLDATEN


Wohin auch das_ Auge blicket,
Moor und Heide nur ringsum,
Vogelsang uns_ icht erquicket,
Eichen stehen Kahl und krumm.

Wir sind die Moorsoldaten
Und ziehen mit dem spaten ins Moor

Hier in dieser öden Heide
Ist das Lager aufgebaut.
Wo wir ferne jeder Freude
Hinter Stacheldraht verstaut.

Morgens ziehen die Kolonnen
In das Moor zur Arbeit hin.
Graben bei dem Brand der Sonnen,
Doch zur Heimat steht der Sinn.

Auf und nieder gehn die Posten,
Keiner, keiner kann hindurch.
Flucht wird nur das Leben kosten !
Vierfach ist umzäunt die Burg.

Doch für uns gibt es kein Klagen,
Ewig kann’s nicht Winter sein.
Einmal werden froh wir sagen :
Heimat, du bist wieder mein !

Dann ziehn die Moorsoldaten
Nicht mehr mit dem Spaten ins Moor


Chansons féministes : l'hymne des femmes


Nous qui sommes sans passé, les femmes
Nous qui n'avons pas d'histoire
Depuis la nuit des temps, les femmes
Nous sommes le continent noir.

Refrain :
Levons-nous femmes esclaves
Et brisons nos entraves
Debout, debout, debout !

Asservies, humiliées, les femmes
Achetées, vendues, violées
Dans toutes les maisons, les femmes
Hors du monde reléguées.

Seules dans notre malheur, les femmes
L'une de l'autre ignorée
Ils nous ont divisées, les femmes
Et de nos soeurs séparées.

Le temps de la colère, les femmes
Notre temps, est arrivé
Connaissons notre force, les femmes
Découvrons-nous des miliers !

Reconnaissons-nous, les femmes
Parlons-nous, regardons-nous,
Ensemble, on nous opprime, les femmes
Ensemble, Révoltons-nous !

We shall fight



http://www.themediadrome.com/content/articles/history_articles/we_shall_never_surrender.htm


We Shall Never Surrender
by Winston Churchill (June 4, 1940)

" The British Empire and the French Republic, linked together in their cause and in their need, will defend to the death their native soil, aiding each other like good comrades to the utmost of their strength. Even though large tracts of Europe and many old and famous States have fallen or may fall into the grip of the Gestapo and all the odious apparatus of Nazi rule, we shall not flag or fail. We shall go on to the end, we shall fight in France, we shall fight on the seas and oceans, we shall fight with growing confidence and growing strength in the air, we shall defend our Island, whatever the cost may be, we shall fight on the beaches, we shall fight on the landing grounds, we shall fight in the fields and in the streets, we shall fight in the hills; we shall never surrender, and even if, which I do not for a moment believe, this Island or a large part of it were subjugated and starving, then our Empire beyond the seas, armed and guarded by the British Fleet, would carry on the struggle, until, in God's good time, the New World, with all its power and might, steps forth to the rescue and the liberation of the old."